Le pont Eiffel

Construit en 1878 sur la ligne ferroviaire Toulouse-Bayonne, au point kilométrique 92,171, ce pont métallique doit son existence à une catastrophe naturelle : la crue dévastatrice de la Garonne du 23 juin 1875, qui emporta l’ouvrage précédent.

L’ancien pont était composé de trois arches en maçonnerie de 22 mètres d’ouverture chacune. Seules deux culées survécurent à la crue. Par décision ministérielle du 17 août 1877, la reconstruction fut confiée à la Compagnie du Midi, qui fit appel à la Société Eiffel.

Le nouveau tablier métallique repose sur les anciennes culées et sur une pile entièrement neuve, édifiée 0,50 mètre au-dessus du niveau atteint par la crue de 1875. Les fondations de cette pile descendent jusqu’au rocher, à 13 mètres de profondeur, sous une épaisse couche de sable et de galets.

Les matériaux employés ont été soigneusement sélectionnés : sable extrait de la Garonne sur place, chaux du Theil (Ardèche), ciments Portland de Boulogne, moellons et pierres de taille provenant des carrières de Labarthe-Rivière. Les pièces en fer peuvent atteindre dix mètres de longueur, et tous les scellements ont été réalisés au plomb.

Tout au long du chantier, chaque partie de l’ouvrage a été soumise à des épreuves de contrôle rigoureuses, portant sur la qualité des matériaux, la bonne exécution des travaux, ainsi que la rigidité et la solidité des assemblages. Les travaux s’achevèrent en huit mois, pour un coût total de 358 000 francs-or.

Pour aller plus loin

  • Le dossier de construction du pont Eiffel est consultable aux Archives de la SNCF à Toulouse.